Cabotage : l’OTRE demande sa suspension pour 6 mois

L’OTRE réclame suspension cabotage 6 mois

Dans un courrier du 17 avril, adressé à Jean-Baptiste DJEBBARI, l’OTRE demande la suspension du cabotage pour 6 mois.

Pour cela, l’OTRE s’appuie sur le règlement européen n° 93-3118 du 25 octobre 1993. Aussi, dans son courrier, l’OTRE réclame l’application de la clause de sauvegarde afin de prendre des mesures restrictives sur le cabotage.

En effet, la crise sanitaire perturbe le marché intérieur et fragilise fortement les nombreuses TPE et PME du transport routier français.

D’après les enquêtes de terrain, l’activité des entreprises du TRM français représente 20 à 25%.

Mais, ce qui inquiète l’OTRE, ce sont les conditions dans lesquelles exercent les conducteurs étrangers. Ont-ils un guide de bonnes pratiques comme c’est le cas chez nous ?

En effet, l’OTRE estime qu’il « (…) n’existe aucune garantie que les entreprises étrangères appliquent les mêmes règles notamment sur tous les lieux de chargement et de déchargement, les aires de repos et de services, d’autant plus que l’Europe elle-même peine à coordonner les politiques sanitaires dans cette période de pandémie. »

De plus, l’OTRE note à ce stade que « le déconfinement des populations et donc la reprise d’activité pour les économies nationales ne sera pas homogène.  Aussi, elle créera obligatoirement, des opportunités de marché en fonction de la reprise échelonnée des outils de production, de distribution, de commerces, défavorables aux pavillons nationaux les plus tardivement réactifs. »

Pour finir, l’organisation patronale dit clairement que « La reprise économique sera lente et progressive. L’offre de transport est aujourd’hui très largement supérieure à la demande, elle le sera encore pendant de nombreux mois. »

Aussi, pour la survie des entreprises de transport routier français, il faut éradiquer le dumping social en suspendant le cabotage.