NON à la vignette pour financer les infrastructures !

Le transport routier dit non à une double taxe pour financer les infrastructures

L’annonce d’une future taxe type « vignette » pour les poids lourds suscite des réactions. En effet, le patronat routier réitère un non ferme à une nouvelle taxe.

Taxer les poids lourds : la FNTR, Union TLF disent STOP

Le 28 mai dernier, Élisabeth Borne confirmait la volonté du gouvernement d’instaurer une « vignette temporelle ». Celle-ci figurerait dans la loi orientation mobilité.

Ainsi, le Gouvernement insinue que les transporteurs ne participent pas au financement des infrastructures.

Dans un communiqué l’union TLF et la FNTR rappellent que :

  • « Les poids lourds sont déjà assujettis à une taxe qui ne dit pas son nom mais qui est la parfaite substitution à l’écotaxe depuis l’abandon de celle-ci : l’augmentation de 4cts par litre de carburant.
  • En 2017, la fiscalité du carburant (TICPE) représentait, pour les seuls poids lourds, 4,13 milliards d’euros par an ! En ajoutant la taxe à l’essieu et les péages, les poids lourds seuls, s’acquittent de plus de 7 milliards d’euros par an.
  • Les poids lourds contribuent plus que de raison aux infrastructures : ils couvrent 214% de leurs coûts sur autoroutes et 122% sur l’ensemble des routes.
  • La route, tous usagers confondus, rapporte déjà 39 milliards d’euros en taxes diverses. »

Double participation des PL au financement des infrastructures, l’OTRE dit NON

Du côté de l’OTRE, même discours que la FNTR et l’Union TLF. Pour l’organisation patronale « Taxer un jour, taxer toujours ». Dans son edito du 30 mai, on peut lire : « Il n’est pas question pour notre organisation professionnelle d’accepter une nouvelle taxation sans une refonte fiscale notamment en supprimant d’une part la taxe à l’essieu et (surtout !) d’autre part la surtaxation gazole de quatre centimes. » De plus, l’organisation patronale précise  » Nous n’accepterons pas une nouvelle taxe conjuguée avec une baisse du remboursement de la TICPE pour financer une seconde fois les infrastructures. »