La suppression de la formation initiale refusée par les VTC

OTREDans un communiqué de presse commun daté du 18 décembre, l’OTRE, l’UNA, EVTC et CSNERT dénoncent la paupérisation de leurs activités et les VTC refusent la suppression de la formation initiale.

Dans le communiqué, on peut lire :« Avec la loi THÉVENOUD de 2014, le transport de personnes a connu son troisième bouleversement majeur en cinq ans, en attendant la future loi NOÉ. Les taxis, les VTC et les TPRP se voient désormais désignés sous le vocable officiel et commun de « TPPP » (Transport public particulier de personnes).

Cette libéralisation à outrance et incontrôlée a été majoritairement favorisée par l’essor des plateformes d’intermédiaires qui mettent en relation chauffeurs indépendants et clients sans créer d’emplois et qui n’assument aucun risque.

Aujourd’hui le métier de TPPP est déstructuré et anarchique. Il traverse une crise majeure et connait des situations inédites. À la fin 2015, près de 80 000 acteurs enregistrés (14 500 VTC, 10 000 TPRP et 55 000 taxis) se partagent une clientèle nouvelle et multiple mais pas extensible à l’infini. Cette surpopulation de professionnels, dont une majorité d’indépendants auto-entrepreneurs, a créé de fait une concurrence exacerbée, entraînant une situation malsaine où prix et qualité du service baissent à marche forcée et au détriment de la sécurité de tous.

Une nouvelle étape est en passe d’être franchie : en dépit de nos recommandations et de ses annonces faites dans les médias sur la nécessité de formation, le gouvernement a prévu de simplifier au maximum l’accès au métier en supprimant la formation initiale et en permettant d’accéder à la profession par le biais d’un simple QCM. L’ensemble des représentants de la profession s’oppose à cette nouvelle libéralisation sauvage de leur métier.

Face à ce risque majeur, les organisations professionnelles d’exploitants de VTC (CSNERT, FFEVTC) accompagnées de l’OTRE et du syndicat de chauffeurs UNSA-VTC ont décidé de s’organiser en intersyndicale et de saisir le gouvernement afin de mettre un terme à cette politique ultralibérale et dangereuse pour notre secteur d’activité et l’ensemble de nos concitoyens.

L’intersyndicale du TPPP a demandé au ministre de l’économie, M. MACRON, un moratoire sur les décisions envisagées de façon arbitraire et devant entrer en application le 1er janvier prochain, afin d’utiliser ce temps à une concertation apaisée avec les professionnels concernés et à la mise en place d’une véritable politique de formation, d’amélioration de la qualité des services et donc d’un accès plus sélectif aux métiers du TPPP au bénéfice de tous.

Si les demandes de la profession devaient rester lettre morte, l’Intersyndicale en appellera directement au Premier ministre et envisagera de se faire entendre différemment des pouvoirs publics. »

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