Europe : les futures mesures pour le transport de marchandises ne font pas l’unanimité !

Les futures mesures de la CE dans le transport routier

Les futures mesures de la Commission européenne pour le transport routier ne font pas l’unanimité !

Si l’Europe de l’Ouest évoque un « dumping social » des pays de l’Est, ces derniers répliquent que c’est « une entrave au marché unique ».

Le compromis trouvé par la DG Move ( direction générale de la mobilité et des transports de la CE) ne semble pas faire l’unanimité en France et en Belgique.

Diminution du temps de repos, allongement du temps de conduite

Parmi les mesures de la CE décriées par la profession, on note la diminution du temps de repos et l’allongement du temps de conduite.

Pour la CGT Transport qui a lancé un appel à dire « non à la casse sociale » le 18 avril dernier à Gennevilliers, en France c’est inacceptable. C’est clairement« l’augmentation et l’accumulation de la fatigue chez les conducteurs » et une « détérioration des conditions de travail ». Pour le syndicat,ces mesures vont ni plus ni moins « légaliser les mauvaises pratiques » et seront dangereuses pour la sécurité routière.

Manifestation à Bruxelles le 26 avril

Le 26 avril, la fédération européenne des travailleurs du transports ETF) a appelé à manifester à Bruxelles contre les futures mesures de la Commission européenne.

D’après Roberto Parillo, président de la branche transport d’ETF« Ce n’est pas une guerre est-ouest. Nous exigeons un salaire égal pour tous les travailleurs exerçant dans un même pays. (…) Selon le nouveau paquet européen, le repos hebdomadaire de 45 heures serait supprimé, pour être réduit à 24 heures. Il prévoit également l’abolition de la semaine du lundi au dimanche. » 

C’est le 31 mai prochain que la commissaire aux transport Violeta Bulc doit présenter les mesures visant à simplifier les règles de l’Union Européenne. Reste à savoir si d’ici là la Commission aura revu ou non sa copie !

1 comment for “Europe : les futures mesures pour le transport de marchandises ne font pas l’unanimité !

  1. 28 avril 2017 at 10 h 31 min

    Puisque les entreprises de transport qui recourent au transport international, sont largement elle-mêmes des entreprises ayant leur siège social en Europe de l’Ouest, il convient de prendre en compte le coût de la vie en Europe de l’Ouest et de contraindre les sociétés mère de toutes ces filiales fictives exerçant dans les pays de l’Est, de verser une contribution aux conducteurs des véhicules de transport, qu’ils soient salariés ou indépendants, pour leur permettre de supporter le coût des charges sociales dans les pays de l’Ouest.

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