Le GNV, la motorisation d’avenir pour le transport routier ?

GNV, la motorisation d’avenir pour le transport routier ?

Dans son numéro 68, semaine 11, l ‘OTRE évoque le GNV. Le GNV  pourrait être la motorisation d’avenir pour le transport routier.

Le GNV, l’avenir du transport routier ?

Pour l’OTRE, le GNV est « une révolution aux nombreuses interrogations ». Pour rappel, l’offre GNV constitue une des alternatives au diesel pour les poids lourds.

Lors du SITL 2017, Aline Mesples a rencontré les acteurs du GNV pour évoquer à la fois les questions techniques et financières.

Dans son edito, l’OTRE explique que « Compte tenu des faibles volumes de production, les camions et autocars GNV restent aujourd’hui plus chers que leurs équivalents diesel. Selon les constructeurs, ce surcoût peut varier de 25 à 40 000 euros par rapport aux camions à motorisation diesel.

GNV : quelle solution choisir ?

Pour rappel, la motorisation GNV se décline sous trois types de carburant : le GNL (le gaz naturel liquéfié), le GNC (gaz naturel comprimé) et le biogaz (bio méthane).

Reste à savoir quelle solution choisir entre GNL et GNC. Pour l’OTRE « tout dépendra des besoins en autonomie mais surtout des stations disponibles sur les lieux de passage. Le réseau de distribution, qui se construit lentement même si, sur ce point, les projets des uns et des autres se dévoilent et s’accélèrent à l’instar de TOTAL qui a profité de la SITL pour livrer sa stratégie. L’éventuel différentiel de tarification à la pompe entre GNC et GNL pourra être également un facteur influençant la décision… »

GNV : les interrogations

Pour l’OTRE, le GNV est une révolution mais de nombreuses interrogations persistent pour l’OTRE.

« (…) quel sera le coût de ce nouveau carburant ? Qu’il soit sous forme liquéfié ou comprimé, le coût du gaz naturel n’est pas fixe et va dépendre de deux principaux facteurs : la durée d’engagement et la quantité consommée dans le contrat conclu avec l’opérateur avec des variations beaucoup plus importantes qu’avec le diesel.

Et les pouvoirs publics ? Face aux exigences de certains à accélérer la transition énergétique dans le légitime souci de diminuer les gaz à effet de serre, quelles aides à l’investissement sont mises en place pour le renouvellement des parcs ? Quelles incitations fiscales ?

Enfin, à terme, le gaz ne serait-il pas déjà dépassé ?  L’hydrogène, ne reléguerait-t-il pas le GNV au rang de solution de transition ? En effet, l’hydrogène contient trois fois plus d’énergie au kilo que le gaz naturel, l’essence ou le diesel. Pour les poids lourds, il sera en concurrence avec le biogaz, autre option d’avenir.

Le débat est ouvert. »

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