Bernard Cazeneuve rassurant sur l’avenir du CFA

Bernard Cazeneuve rassurant sur l’avenir du CFA

L’avenir du CFA reste incertain. Dans un courrier daté du 10 février, Bernard Cazeneuve a rassuré les partenaires sociaux sur l’avenir du CFA. Le Premier Ministre a stipulé dans ce courrier que l’état « assumera ses responsabilités en maintenant sa participation financière au régime » des routiers.

Avenir du CFA

Le 23 janvier dernier, les partenaires sociaux du transport routier avaient interpellé le Premier Ministre dans une lettre ouverte. Le sujet portait sur l’avenir du congé de fin d’activité pour les routiers.

Pour rappel, le CFA permet aux chauffeurs routiers ayant une ancienneté de 26 ans de cesser le travail 5 ans avant l’âge légal. En contrepartie celui-ci perçoit 75% du salaire brut jusqu’à la retraite. Depuis son lancement en 1997, 35 000 personnes ont bénéficié du CFA. Il est important de préciser que chaque départ en CFA doit être compenser par une embauche en CDI par l’employeur.

Rappelons que certaines URSSAF avaient lancé des procédures de redressement fiscal assimilant le CFA à un régime de pré-retraite d’entreprise. Le montant exorbitant d’un demi -milliard d’euros de redressement fiscal était évoqué.

Lors des négociations entre syndicat et patronat entamées le 17 janvier en vue d’une réforme du CFA, l’absence du gouvernement avait suscité des inquiétudes sur l’avenir du financement.

Bernard Cazeneuve rassurant sur l’avenir du CFA

La réponse du Premier Ministre a rassuré en indiquant qu’il donnerait « son appui en termes d’ingénierie financière et juridique ». A partir du moment où il nous demande de négocier pour répondre à la question de la taxation du régime, il faut qu’il s’engage sur son niveau de participation »

Si du côté de la CGT Transports on se « félicite de cette position claire », pour FO Transports l’état ne fait que « reporter le problème et laisse le bébé au prochain ». FO Transport souhaite un engagement financier après 2017.

Les syndicats s’accordent sur le fait que Matignon veut « aboutir à un accord (…) au bénéfice de l’ensemble de la branche du transport routier».

Le patronat du TRM reste déterminé « à conduire des négociations pour faire évoluer de manière positive la fin de carrière dans notre branche ».

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